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	<title>Commentaires sur : L’anglais : la langue des communications ?</title>
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		<title>Par : Jeremie</title>
		<link>http://www.kinaze.org/anglais-langue-communications/#comment-1025</link>
		<dc:creator>Jeremie</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 May 2010 20:56:00 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.kinaze.org/?p=78#comment-1025</guid>
		<description>La langue de communication mondiale n&#039;est pas une affaire de logique ou d&#039;efficacité, mais une affaire de rapport de force et de domination. Au temps où le français dominait l&#039;Europe -- en tout cas la communication entre élites puisque les peuples voyageaient peu et communiquaient peu -- de nombreux textes fleurissaient pour vanter la soi-disant supériorité de cette langue, et aujourd&#039;hui on voit la même chose pour l&#039;anglais. Je pense que ce n&#039;est pas plus sérieux dans un cas que dans l&#039;autre.

L&#039;utilisation généalisée de l&#039;anglais ou d&#039;une autre langue nationale pour la communication internationale n&#039;est pas du tout anodine? Cela porte à conséquence et entretient la centralité culturelle, scientifique, universitaire des pays où cette langue est la langue maternelle. Les pays anglophones n&#039;ont aucune dépense d&#039;enseignement des langues à faire, ou beaucoup moins, et cet avantage compétitif est sans doute déterminant quand on évalue les montants en jeu (plusieurs dizaines de milliards d&#039;euros par an pour un pays comme la France). La mondialisation en anglais, c&#039;est une compétition entre pays qui ont tous un boulet au pied sauf les pays anglo-saxon. Qui sera toujours le premier d&#039;après vous dans ces conditions ?
La solution serait de retrouver, comme en Europe avec le latin pendant plus de mille ans, une langue commune non-nationale. Cela pourrait être un latin simplifié, l&#039;espéranto, ou tout autre langue rapide à apprendre et qui fonctionne. Il faut que les Etats se coordonnent pour défendre leur intérêt en rendant obligatoire l&#039;apprentissage de cette langue commune (comme l&#039;anglais est aujourd&#039;hui &quot;de facto&quot; obligatoire), au lieu de se résigner par facilité à tout-anglais.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>La langue de communication mondiale n&#8217;est pas une affaire de logique ou d&#8217;efficacité, mais une affaire de rapport de force et de domination. Au temps où le français dominait l&#8217;Europe &#8212; en tout cas la communication entre élites puisque les peuples voyageaient peu et communiquaient peu &#8212; de nombreux textes fleurissaient pour vanter la soi-disant supériorité de cette langue, et aujourd&#8217;hui on voit la même chose pour l&#8217;anglais. Je pense que ce n&#8217;est pas plus sérieux dans un cas que dans l&#8217;autre.</p>
<p>L&#8217;utilisation généalisée de l&#8217;anglais ou d&#8217;une autre langue nationale pour la communication internationale n&#8217;est pas du tout anodine? Cela porte à conséquence et entretient la centralité culturelle, scientifique, universitaire des pays où cette langue est la langue maternelle. Les pays anglophones n&#8217;ont aucune dépense d&#8217;enseignement des langues à faire, ou beaucoup moins, et cet avantage compétitif est sans doute déterminant quand on évalue les montants en jeu (plusieurs dizaines de milliards d&#8217;euros par an pour un pays comme la France). La mondialisation en anglais, c&#8217;est une compétition entre pays qui ont tous un boulet au pied sauf les pays anglo-saxon. Qui sera toujours le premier d&#8217;après vous dans ces conditions ?<br />
La solution serait de retrouver, comme en Europe avec le latin pendant plus de mille ans, une langue commune non-nationale. Cela pourrait être un latin simplifié, l&#8217;espéranto, ou tout autre langue rapide à apprendre et qui fonctionne. Il faut que les Etats se coordonnent pour défendre leur intérêt en rendant obligatoire l&#8217;apprentissage de cette langue commune (comme l&#8217;anglais est aujourd&#8217;hui &laquo;&nbsp;de facto&nbsp;&raquo; obligatoire), au lieu de se résigner par facilité à tout-anglais.</p>
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		<title>Par : jean</title>
		<link>http://www.kinaze.org/anglais-langue-communications/#comment-39</link>
		<dc:creator>jean</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Nov 2008 01:05:21 +0000</pubDate>
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		<description>Je pense qu&#039;il est très important de connaître la culture des pays avec qui l&#039;on fait affaire.  C&#039;est une marque de respect que d&#039;apprendre les rudiments des expressions locales de nos partenaires économiques.  Mais je continue de croire qu&#039;il n&#039;est pas nécessaire d&#039;apprendre la langue de ceux-ci pour pouvoir négocier.  Qui n&#039;a jamais négocié l&#039;achat d&#039;un souvenir dans un pays étranger sans connaître la langue du vendeur avec qui la transaction avait lieu?  Qu&#039;est-ce qui comptait le plus lors de cette transaction?  La maîtrise de la langue ou bien l&#039;attitude et la connaissance des référents culturels du vendeur?  Ou le fait que le vendeur devait absolument vendre son produit, car il n&#039;avait pas beaucoup fait d&#039;argent pendant la semaine?  Ou le fait que le vendeur faisait la concurrence à 40 autres vendeurs qui essayaient de faire un peu d&#039;argent avec le même produit?  Ou bien, ou bien…  Même si une négociation requiert un minimum de compréhension, il ne faut pas sous-estimer la puissance du non verbal et de l&#039;intelligence émotionnelle dans cet exercice, sans oublier l&#039;importance des variables situationnelles.



Mon exemple est très primaire et je suis conscient que c&#039;est un peu plus complexe lorsque, par exemple, une organisation négocie un contrat avec un gouvernement étranger.  Mais je continue de penser que dans un tel cas l&#039;exercice de négociations peut avoir lieu dans le terrain neutre qu&#039;est l&#039;anglais - ce qui n&#039;enlève rien à la nécessité d&#039;engager des traducteurs ou des avocats bilingues, et de former des employés afin qu&#039;ils maîtrisent les rudiments de la langue du ou des partenaires économiques.



Finalement, je pense comme vous qu&#039;il est plus rentable pour une organisation d&#039;engager une personne déjà bilingue plutôt que de former un employé qui ne l&#039;est pas.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je pense qu&#8217;il est très important de connaître la culture des pays avec qui l&#8217;on fait affaire.  C&#8217;est une marque de respect que d&#8217;apprendre les rudiments des expressions locales de nos partenaires économiques.  Mais je continue de croire qu&#8217;il n&#8217;est pas nécessaire d&#8217;apprendre la langue de ceux-ci pour pouvoir négocier.  Qui n&#8217;a jamais négocié l&#8217;achat d&#8217;un souvenir dans un pays étranger sans connaître la langue du vendeur avec qui la transaction avait lieu?  Qu&#8217;est-ce qui comptait le plus lors de cette transaction?  La maîtrise de la langue ou bien l&#8217;attitude et la connaissance des référents culturels du vendeur?  Ou le fait que le vendeur devait absolument vendre son produit, car il n&#8217;avait pas beaucoup fait d&#8217;argent pendant la semaine?  Ou le fait que le vendeur faisait la concurrence à 40 autres vendeurs qui essayaient de faire un peu d&#8217;argent avec le même produit?  Ou bien, ou bien…  Même si une négociation requiert un minimum de compréhension, il ne faut pas sous-estimer la puissance du non verbal et de l&#8217;intelligence émotionnelle dans cet exercice, sans oublier l&#8217;importance des variables situationnelles.</p>
<p>Mon exemple est très primaire et je suis conscient que c&#8217;est un peu plus complexe lorsque, par exemple, une organisation négocie un contrat avec un gouvernement étranger.  Mais je continue de penser que dans un tel cas l&#8217;exercice de négociations peut avoir lieu dans le terrain neutre qu&#8217;est l&#8217;anglais &#8211; ce qui n&#8217;enlève rien à la nécessité d&#8217;engager des traducteurs ou des avocats bilingues, et de former des employés afin qu&#8217;ils maîtrisent les rudiments de la langue du ou des partenaires économiques.</p>
<p>Finalement, je pense comme vous qu&#8217;il est plus rentable pour une organisation d&#8217;engager une personne déjà bilingue plutôt que de former un employé qui ne l&#8217;est pas.</p>
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