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	<title>kinaze &#187; informatique dématérialisée</title>
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		<title>Web ubiquitaire, Web communautaire et réseaux</title>
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		<pubDate>Sun, 02 May 2010 19:11:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ali kinaze</dc:creator>
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		<description><![CDATA[J&#8217;ai eu encore le plaisir d&#8217;assister à l&#8217;Intracom cet année. J&#8217;ai bien aimé les conférences qui ont stimulé mes réflexions. Je commence avec mes impressions sur le concept du Web ubiquitaire, qui est un terme que je ne connaissais pas avant Intracom. La montée du Web ubiquitaire Avec le Web ubiquitaire, le Web sort du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p></p><p>J&#8217;ai eu encore le plaisir d&#8217;assister à l&#8217;Intracom cet année. J&#8217;ai bien aimé les conférences qui ont stimulé mes réflexions. Je commence avec mes impressions sur le concept du Web ubiquitaire, qui est un terme que je ne connaissais pas avant Intracom.</p>
<a name="La+mont%C3%A9e+du+Web+ubiquitaire"></a><h3>La montée du Web ubiquitaire</h3>
<p>Avec le Web ubiquitaire, le Web sort du Web et il entre dans nos vies. &#8220;L’informatique ubiquitaire, telle qu’elle a été décrite il y a 15 ans par Mark Weiser, postule un monde où les gens sont entourés de terminaux informatiques interconnectés via des réseaux, et qui nous aident dans tout ce que nous entreprenons&#8221; (<a href="http://www.w3.org/2006/01/ubiweb-pressrelease.html.fr">w3.org</a>, 2006).</p>
<a name="Des+bornes+intelligentes+statiques"></a><h4>Des bornes intelligentes statiques</h4>
<p>Les réseaux du Web évoluent déjà avec nous depuis plusieurs années. Au départ, les bornes interactives pour entrer en relation avec lui sont statiques, elles sont localisées à un endroit précis: il faut, par exemple, se déplacer au guichet automatique pour sortir de l&#8217;argent; ou bien passer par une caisse enregistreuse pour que leurs scanneurs poussent les données des achats  &#8211; qui transitent souvent dans les nuages de l<a href="http://www.kinaze.org/les-risques-du-cloud-computing/">&#8216;informatique dématérialisée</a> &#8211; vers un système d&#8217;information quelconque.</p>
<a name="Des+objets+nomades"></a><h4>Des objets nomades</h4>
<p>Peu à peu, les objets intelligents commencent à se déplacer avec nous: les bornes téléphoniques, par exemple, sont substituées par des téléphones de plus en plus intelligents (est-ce encore des téléphones?) qui nous permettent d&#8217;être toujours connectés sur le &#8220;réseau&#8221;. Les recherches pour le développement des technologies de surveillance médicales ou policières ont aussi grandement contribuées au développement des objets nomades du Web ubiquitaire.</p>
<p><script src="http://static.polldaddy.com/p/3143655.js" type="text/javascript"></script></p>
<p> </p>
<p><noscript>&amp;amp;amp;lt;br /&amp;amp;amp;gt;  &amp;amp;amp;lt;a href=&#8221;http://answers.polldaddy.com/poll/3143655/&#8221; mce_href=&#8221;http://answers.polldaddy.com/poll/3143655/&#8221;&amp;amp;amp;gt;Est-ce que vous connaissiez l&#8217;expression « Web ubiquitaire »?&amp;amp;amp;lt;/a&amp;amp;amp;gt;&amp;amp;amp;lt;br/&amp;amp;amp;gt;&amp;amp;amp;lt;br /&amp;amp;amp;gt;  &amp;amp;amp;lt;span style=&#8221;font:9px;&#8221; mce_style=&#8221;font:9px;&#8221;&amp;amp;amp;gt;(&amp;amp;amp;lt;a href=&#8221;http://www.polldaddy.com&#8221; mce_href=&#8221;http://www.polldaddy.com&#8221;&amp;amp;amp;gt;polls&amp;amp;amp;lt;/a&amp;amp;amp;gt;)&amp;amp;amp;lt;/span&amp;amp;amp;gt;&amp;amp;amp;lt;br /&amp;amp;amp;gt; </noscript>
<p> </p>
<a name="Transformation+du+mode+de+transfert+des+donn%C3%A9es"></a><h3>Transformation du mode de transfert des données</h3>
<p>L&#8217;évolution du Web ubiquitaire est non seulement une évolution vers le <a href="http://enclic.blogspot.com/2008/07/objet-nomade.html">nomadisme d&#8217;objets</a> qui se déplacent avec nous, mais aussi une transformation du mode de transfert des données. Il y a un déplacement stratégique dans l&#8217;utilisation du Web. L&#8217;échange de données entre les entreprises et le consommateur n&#8217;est plus seulement un processus transactionnel qui va du consommateur vers l&#8217;entreprise. C&#8217;est aussi un <a href="http://www.kinaze.org/marketing-transactions-relations-clients/">processus relationnel</a> qui va de l&#8217;entreprise au consommateur. À cet égard, un des espoirs majeurs de l&#8217;informatique ubiquitaire est de réinventer le marketing en poussant toutes sortes de données sur les capteurs nomades des consommateurs en fonction de leurs intérêts et de leur géolocalisation.</p>
<a name="Des+exemples+pratiques"></a><h3>Des exemples pratiques</h3>
<a name="Le+MIT%2C+Montr%C3%A9al+et+Bixi+wiki"></a><h4>Le MIT, Montréal et Bixi wiki</h4>
<p>Ça m&#8217;a pris un peu de temps à le comprendre, mais <a href="http://www.actionti.com/section-de-montreal/intracom/programmation/pleniere-louise-guay">Louise Guay</a>, conjointement avec le <a href="http://web.mit.edu/research/">MIT</a>, travaille présentement sur un <a href="http://prezi.com/-vlrplywrejw/rs-storyboard/">projet à Montréal</a> qui vise à permettre aux gens qui se promènent en <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Bixi">Bixi</a>, d&#8217;avoir accès à une panoplie de services en fonction des trajets qu&#8217;ils décident de prendre. Pour les plus sportifs, il serait possible de comprendre le nombre de kilomètres, la durée des trajets et la quantité de calories pouvant être brûlées en fonction des parcours. Pour les plus gourmands, des restaurants seraient proposés, et pour les fashion addicts, une série de boutiques tous plus colorées les unes que les autres pourraient figurer sur la liste de lieux à ne pas manquer. J&#8217;ai le goût d&#8217;une petite journée asiatique à Montréal? Je n&#8217;ai qu&#8217;à prendre un Bixi, paramétrer mon parcours en choisissant le mot clé &#8220;Asie&#8221; et le tour est joué.    Un beau projet pour le tourisme, mais aussi pour mieux vivre dans sa ville.</p>
<a name="iPhone%2C+Android+et+La+SAQ"></a><h4>iPhone, Android et La SAQ</h4>
<p>Il y a des applications pour tous les goûts sur iPhone, mais c&#8217;est avec le Nexus One de Google que j&#8217;ai eu la chance de voir une belle démonstration de Web ubiquitaire. J&#8217;étais avec <a href="http://www.actionti.com/section-de-montreal/intracom/conferenciers/leroux">Philippe Le Roux</a>, lorsqu&#8217;il s&#8217;est mis a discuté avec <a href="http://www.actionti.com/section-de-montreal/intracom/conferenciers/jeanfrancoisdufresne">Jean-François Dufresnes</a> de la SAQ. Il voulait démontrer à la SAQ le potentiel économique d&#8217;une petite application développé sur Android, le système d&#8217;exploitation libre pour le téléphone intelligent de Google. En gros, le téléphone peut être utilisé comme un scanner qu&#8217;on pointe vers le code-barre des objets pour obtenir toutes sortes d&#8217;informations sur ceux-ci. Pour le vin, ça signifie des commentaires d&#8217;appréciation par d&#8217;autres amateurs de vin, des suggestions de mets assortis ou de vins similaires, des succursales ou les bouteilles sont en stock, etc. Toutes ces informations à l&#8217;aide de la photo d&#8217;un code-barre poussée en temps réel vers une base de données dans les nuages qui retournent presque automatiquement les résultats. Du beau marketing relationnel.</p>
<a name="Et+les+projets+sociaux%3F"></a><h4>Et les projets sociaux?</h4>
<p>J&#8217;ai beaucoup apprécié la sagesse de <a href="http://www.actionti.com/section-de-montreal/intracom/conferenciers/fiset">Jean-Yves Fiset</a> et de son collègue <a href="http://www.actionti.com//section-de-montreal/intracom/conferenciers/lacroix">Éric Lacroix</a> lors du débat à propos de l&#8217;<a href="http://www.cmswire.com/cms/web-publishing/the-difference-between-usability-and-user-experience--006963.php">ergonomie et de l&#8217;expérience utilisateur</a>, animé par <a href="http://www.actionti.com/section-de-montreal/intracom/conferenciers/sandrine-prom-tep">Sandrine PromTep</a>. M. Lacroix a mentionné que le Web ubiquitaire n&#8217;est pas seulement un concept de marketing à faire de l&#8217;argent, mais que ses applications pourraient aussi être utiles dans toutes sortes de programmes gouvernementaux à portée sociale. Supposons par exemple que vous êtes quelque part dans une ville que vous ne connaissez pas très bien et que votre enfant s&#8217;étouffe subitement et arrête de respirer. Il serait intéressant, dans ce moment de panique, d&#8217;utiliser une application gouvernementale (intramunicipale?) pour trouver rapidement l&#8217;hôpital le plus près de votre position géographique.</p>
<a name="Les+probl%C3%A8mes+de+l%26%238217%3Burbanisme+digital"></a><h3>Les problèmes de l&#8217;urbanisme digital</h3>
<p>Tous ces beaux projets sont bien beaux. Mais une question demeure &#8211; une question qui tue : <a href="http://thewhereblog.blogspot.com/2007/06/dawn-of-digital-urbanism.html">qui est responsable des développements de cet urbanisme digital</a>? À l&#8217;image des rues et des quartiers d&#8217;une ville qui doivent être développés selon des stratégies d&#8217;urbanisme à moyen et long terme, le développement des réseaux du Web ubiquitaire doit être pris au sérieux. Le problème majeur de l&#8217;urbanisme digital est aussi sa force : n&#8217;importe qui avec un peu de moyens peut mettre en place un réseau ou transit des données. Est-ce qu&#8217;il faut tenter de réglementer les réseaux du Web ubiquitaire ou bien est-ce une cause perdue d&#8217;avance? Et qui serait le responsable de cette réglementation? Le pouvoir du secteur municipal, provincial, fédéral, privé?</p>
<a name="La+face+cach%C3%A9e+des+donn%C3%A9es"></a><h3>La face cachée des données</h3>
<p>Pourquoi vouloir réglementer l&#8217;urbanisme digital de toute façon? La réponse à cette question se trouve dans les données qui transitent dans le Web ubiquitaire. Qui est responsable de ces données? L&#8217;<a href="http://www.kinaze.org/les-applications-de-facebook-et-la-recherche-de-google/">exemple de Facebook</a> peut aider à faire comprendre le questionnement. Lorsque vous êtes sur Facebook et que Facebook mesure vos intérêts et décide de vendre ces intérêts à des entreprises qui veulent vous vendre des intérêts similaires, vous êtes peut-être contents maintenant, mais vous ne serez peut-être pas content plus tard. Car les données peuvent être stockées pour une longue période de temps. Supposons, par exemple, que vous publiez à propos de la naissance de votre enfant sur Facebook et 12 ans plus tard, des écoles privées du niveau secondaire commencent à vous envoyer des messages pour inscrire votre adolescent dans leurs établissements&#8230;</p>
<p>Un autre bon exemple provient de <a href="http://aurelie.webanalyticsdemystified.com/2010/03/23/don’t-do-evil-or-follow-the-money/">Don&#8217;t do evil or follow the money?</a> qui rappelle l&#8217;extermination des juifs pendant la Deuxième Guerre mondiale. Qu&#8217;arriverait-il si des <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fascisme">gouvernements fascistes</a> prenaient le pouvoir dans des pays industrialisés comme le Canada, les États-Unis ou la France et décidaient d&#8217;utiliser les fameuses données afin d&#8217;exterminer les citoyens indésirables? Malgré la clémence actuelle de nos situations politiques (économiques?), nous oublions trop souvent que <a href="http://fr.answers.yahoo.com/question/index?qid=20081027015240AAMSGuc">plusieurs pays sont en situation de guerre</a> en 2010.</p>
<p>Le problème n&#8217;est pas seulement de dire aux entreprises qui collectent des données de les rendre public. Et de lancer une campagne sociale ayant comme slogan : &#8220;les données aux citoyens&#8221;. Bien que je sois parfaitement en accord avec un tel mouvement, il me semble qu&#8217;il faut aussi se poser des questions comme &#8220;qui profite réellement de cette démocratisation des données&#8221; et &#8220;quelles sont les menaces de rendre publiques des données sur les habitudes de vie des citoyens d&#8217;un pays ou d&#8217;une ville&#8221;. Car jusqu&#8217;à maintenant, il me semble que la promotion est mise beaucoup plus du côté de l&#8217;accessibilité et de la démocratisation des données que du côté de la réglementation des systèmes d&#8217;information par lesquels transigent ces données..</p>
<a name="Le+cynisme+des+communaut%C3%A9s"></a><h3>Le cynisme des communautés</h3>
<p>Posons-nous maintenant la question : &#8220;pourquoi ne pas réglementer l&#8217;urbanisme digital?&#8221;. Parce que ces gratuit, justement, et que la philosophie du développement communautaire des logiciels libres peut éventuellement être rentabilisés par les entreprises qui savent lire entre les lignes.</p>
<p>Pendant longtemps et pour encore quelque temps, <a href="http://jilltxt.net/txt/linksandpower.html">c&#8217;est le lien qui a été la monnaie du Web</a>. Le lien est cependant en train de perdre des plumes au profit des données. En d&#8217;autres mots : donne-moi tes données et je te monterai un système, en plus de te fournir un réseau pour entrer en relation avec ton public cible, peu importe où il est. Si ton client est sur mon réseau, et qu&#8217;il cherche ton produit,  je vais lui faire des propositions qu&#8217;il ne pourra pas refuser, en fonction de son budget et de son mode de vie. Une sorte de pimp digital dont les propositions seront alimentées gratuitement par des réseaux de communautés dont les systèmes d&#8217;information favorisent l&#8217;interaction des membres. Quoi de mieux que l&#8217;opinion impartiale d&#8217;un utilisateur pour nous aider à prendre des décisions?</p>
<p>Mais les communautés, tout comme les entreprises, font toujours parties d&#8217;un réseau. Avec le Web 2.0, les entreprises ne sont plus propriétaire de ce réseau. Mais ce ne sont pas pour autant les utilisateurs du réseau qui en deviennent les responsables, même s&#8217;ils en sont les principaux acteurs. À qui appartiennent donc tous ces beaux réseaux communautaires du Web ubiquitaire? Aux développeurs de systèmes nomades? Et quel est le coût d&#8217;appartenir ou de ne pas appartenir à un réseau? Celui du système qui est développé ou celui des données qu&#8217;on accepte ou non de partager?</p>
<p>C&#8217;est probablement un statisticien, et non pas un gestionnaire d&#8217;entreprise ou de communauté, qui pourra un jour répondre à toutes ces questions.</p>
<p><small>L&#8217;image provient de <a href="http://www.scencity.fr/?q=node/17">scencity.fr</a></small></p>
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		<title>Les risques du cloud computing</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Oct 2009 01:29:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>ali kinaze</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le « cloud computing » (ou informatique dans les nuages, ou informatique dématérialisée) est de plus en plus populaire et il semble que cette popularité ne soit pas une mode passagère. Déjà, en 2006, Gartner prévoyait que plus de 25% des logiciels qui utilisés en 2011 seraient des applications d’informatique dématérialisée. J’examinerai aujourd&#8217;hui ce qu&#8217;est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p></p><p>Le <a href="https://www.isiq.ca/entreprise/publications/bulletin/2009/bulletinISIQ_sept2009.htm">« cloud computing » (ou informatique dans les nuages, ou informatique dématérialisée) est de plus en plus populaire</a> et il semble que cette popularité ne soit pas une mode passagère. Déjà, en 2006, Gartner prévoyait que <a href="http://www.gartner.com/it/page.jsp?id=496886">plus de 25% des logiciels qui utilisés en 2011 seraient des applications d’informatique dématérialisée</a>. J’examinerai aujourd&#8217;hui ce qu&#8217;est l’informatique dématérialisée et quels en sont les avantages et les inconvénients.	Cette réflexion me permettra de proposer des facteurs à considérer pour choisir (ou non) d’utiliser le « cloud computing » dans son organisation. Comme nous le verrons, la gestion du risque relié à l’utilisation de l&#8217;informatique dans les nuages ne doit pas être prise à la légère.</p>
<a name="Qu%26%238217%3Best-ce+que+le+%C2%AB+cloud+computing+%C2%BB+%3F"></a><h3>Qu&#8217;est-ce que le « cloud computing » ?</h3>
<p>Du <strong>point de vue technique</strong>, l’informatique dématérialisée est essentiellement l’utilisation du réseau Internet afin de combler des besoins en informatique. Au lieu de passer par un ordinateur local pour accéder à des services informatiques, on passe tout simplement par les nuages virtuels de l’informatique dématérialisée où sont branchés des ordinateurs en réseau. L’ordinateur de bureau n’est plus qu’un lieu de passage pour accéder à des services qui sont sur le Web. Les nuages de l’informatique dématérialisée sont donc essentiellement une métaphore pour vulgariser la complexité de ce qui se passe avec l’information des organisations dans les réseaux virtuels du Web.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="525" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/QJncFirhjPg&amp;hl=en&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="525" height="344" src="http://www.youtube.com/v/QJncFirhjPg&amp;hl=en&amp;fs=1&amp;" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
<small>Cloud Computing Explained | Source: Youtube</small></p>
<p>Le <strong>modèle d’affaires</strong> de l’informatique dématérialisé est fondé sur la location de services sur le Web. Ces services en ligne peuvent être des infrastructures (IaaS – Infrastructure as a service), des plateformes (PaaS &#8211; Platform as a service) ou des logiciels (SaaS &#8211; Software as a service). Avec la popularité du Web 2.0, ce sont surtout les services de logiciels de « cloud computing » qui retiennent l’attention du grand public. L’ensemble des applications de Google pour la gestion des opérations (<a href="http://www.google.com/apps/">Google apps</a>), les suites de management de <a href="http://37signals.com/">37signals</a> ou bien l’outil de gestion des relations clients (CRM) de <a href="http://www.youtube.com/watch?v=ae_DKNwK_ms">Salesforce</a> sont de bons exemples d’applications dans les nuages. Certains sont gratuits (pour combien de temps?), d’autres coûtent plus ou moins d’argent tout dépendant de la fréquence de leur utilisation, mais tous ont la particularité d’être localisés virtuellement sur le Web et non pas physiquement dans un ordinateur. Il est important de comprendre que l’informatique dématérialisée rend l’information des organisations disponible à l’extérieur de celles-ci.</p>
<a name="Les+avantages+du+%C2%AB+cloud+computing+%C2%BB"></a><h3>Les avantages du « cloud computing »</h3>
<p><strong>L’informatique dématérialisée est extensible</strong>, car on peut faire grandir le réseau ou rapetisser le réseau qui en alimente les systèmes, tout dépendant des besoins des organisations. C’est ainsi qu’une organisation peut accéder à la puissance des systèmes informatiques seulement quand elle en a besoin. On peut comparer l’extensibilité du « cloud computing » à notre consommation d’électricité. En hiver, lorsqu’il fait froid, nous avons besoin de consommer plus d’électricité pour nous réchauffer alors qu’en été nous diminuons notre consommation d’énergie. Pour le dire autrement, à quoi bon acheter un taxi lorsqu’on peut se contenter de le payer seulement quand on l’utilise. Cette extensibilité confère une dimension écologique à l’utilisation de l’informatique dématérialisée.</p>
<p><strong>L’informatique dans les nuages est aussi instantanée</strong>. Tel un interrupteur électrique, ses services peuvent être déployés « maintenant » quand une organisation en a besoin. Contrairement aux solutions maison qui prennent souvent du temps à déployer, les solutions de l’informatique virtuelle peuvent être mises en place rapidement et sont parfaitement adaptées à l’environnement rapide d’une économie globale.</p>
<p>L’extensibilité et l’instantanéité du « cloud computing » permettent aux organisations de <strong>réduire les coûts</strong> dans la mise en place de leurs systèmes d’information. Au niveau des équipements, les organisations peuvent réduire leurs dépenses d&#8217;achats dans les systèmes qui sont peu utilisés. Au niveau des ressources, puisque les systèmes sont virtuels, les employés n’ont pas besoin de les maintenir et n’ont même pas besoin d’en connaître les langages de programmation. C’est ainsi qu’ils peuvent consacrer leur temps à des tâches beaucoup plus importantes pour la survie de l’organisation.</p>
<a name="Les+inconve%CC%81nients+du+%C2%AB+cloud+computing+%C2%BB"></a><h3>Les inconvénients du « cloud computing »</h3>
<p><strong>Les principales critiques du « cloud computing » concernent sa stabilité et sa sécurité</strong>. Qu’est-ce qui se passe dans les nuages des réseaux de l’informatique dématérialisée? L’utilisation de l’informatique dans les nuages comporte un double problème de propriété : la propriété des systèmes d’information et la propriété des informations de ces systèmes.</p>
<p>L’avantage de la virtualité des systèmes d’information de « cloud computing » est aussi un désavantage, car elle force l’organisation à dépendre de l’extérieur. Cette dépendance à un troisième parti peut favoriser l’instabilité au sein d’une organisation. D&#8217;une part, une organisation n’a aucun contrôle sur les développements futurs des services virtuels de son fournisseur externe. Qu’arrive-t-il si le fournisseur décide de mettre fin au développement de son service? Ou bien si de nouveaux développements rendent incompatibles les services loués avec les systèmes de l&#8217;organisation? Ou bien si le fournisseur se fait acheter par une autre entité qui décide d’en saboter les développements afin de favoriser une autre solution? Ou bien si de nouveaux développements D&#8217;autre part, il est impossible pour une organisation de surveiller les opérations de ses fournisseurs de services virtuels. Comment une organisation peut-elle savoir si un fournisseur prend vraiment au sérieux le contrôle de ses opérations? Et de toute façon, la virtualité et la décentralisation des services du fournisseur rendent difficiles le contrôle des opérations, même de l’interne.</p>
<p>Où est donc située l’information de l’informatique dématérialisée? Dans les nuages, mais où dans les nuages? Et qui a donc accès à ces fameux nuages? Bien qu’il soit faible, <a href="http://evilpacket.net/2009/jul/9/basecamp- one-wrong-click/">le risque d’intrusion des systèmes d’information par des pirates informatiques mal intentionnés est une réalité</a>. L’attaque des réseaux informatiques des nuages et la mise hors fonction de leurs services virtuels sont des risques préoccupants : l&#8217;absence d’un service pendant quelques minutes peut signifier la perte de plusieurs millions de dollars pour une organisation. L&#8217;accès aux bases de données des informations qui transitent dans les nuages lorsqu&#8217;elles se retrouvent dans les ordinateurs des fournisseurs de services est encore plus inquiétant. Car s’il est difficile de s’introduire dans les systèmes virtuels de l&#8217;informatique dématérialisée, il peut être beaucoup plus facile de le faire une fois que l’information n’est plus dans les nuages.</p>
<a name="L%E2%80%99importance+et+les+limites+des+politiques+de+confidentialite%CC%81"></a><h3>L’importance et les limites des politiques de confidentialité</h3>
<p>Il est extrêmement important de s&#8217;informer des politiques de confidentialité des fournisseurs de services de « cloud computing » avant d&#8217;en utiliser les services. La question de la territorialité des serveurs et des bases de données sur lesquels transitent ou sont stockées les informations ne doit pas être prise à la légère. Un Canadien qui utilise les services d&#8217;informatique virtuelle d&#8217;une entreprise américaine doit non seulement s&#8217;informer des politiques et des lois d&#8217;accès à l&#8217;information aux États-Unis, mais doit aussi comprendre si ces règles s&#8217;appliquent aussi au Canada. Ce qui complique les choses est qu&#8217;à l&#8217;ère d&#8217;une économie globale et mondiale, il n&#8217;est pas rare qu&#8217;un fournisseur de services de « cloud computing » américain utilise des serveurs et des bases de données localisés en Inde ou en Europe de l&#8217;Est. Quelles sont les politiques de confidentialité qui priment? Celles des États-Unis ou celles des pays dans lesquels transitent ou sont stockées les informations? Il peut être extrêmement compliqué de déterminer qui sont les responsables en cas de désastre, ce qui n&#8217;est pas près de rassurer les organisations qui utilisent des services d&#8217;informatique virtuelle ou leurs clients, avec qui elles font affaires.</p>
<a name="Prendre+le+risque+d%26%238217%3Butiliser+les+services+du+%C2%AB+cloud+computing+%C2%BB+dans+son+entreprise%3F"></a><h3>Prendre le risque d&#8217;utiliser les services du « cloud computing » dans son entreprise?</h3>
<p>Malgré les risques et les inconvénients de l&#8217;informatique dématérialisée, il est incontestable que ses avantages peuvent procurer un effet de levier aux entreprises qui en utilisent les services. La question de savoir si le désavantage de l&#8217;insécurité des systèmes d&#8217;information de l&#8217;informatique dématérialisée est plus important que l&#8217;avantage de la réduction de leurs coûts d&#8217;opérations est un faux débat qui ne peut pas être résolu. Le noir sera toujours noir et le blanc, toujours blanc.</p>
<p>Afin de nuancer ce débat, le <a href="http://www.gardienvirtuel.com/">Gardien Virtuel</a> propose une <a href="http://www.gardienvirtuel.com/fichiers/documents/publications/Cloud_computing_Informatique_dematerialisee.pdf">méthode pour aider les entreprises à choisir d&#8217;utiliser (ou non) l&#8217;informatique dans les nuages</a>. Avant même de réfléchir au « cloud computing », les entreprises doivent déterminer quels sont les services qui sont essentiels à la réalisation de leur mission et quels sont les services qui n&#8217;ont qu&#8217;un rôle de soutien à la réalisation de cette mission. Puisque les services de soutien sont moins importants que les services de mission, il pourrait être envisagé de profiter des avantages du « cloud computing » pour ceux-ci, tout en prenant le risque calculé d&#8217;être pénalisé par les désavantages de ses inconvénients. C&#8217;est ainsi qu&#8217;il serait préférable de ne pas utiliser l&#8217;informatique dématérialisée pour les systèmes d&#8217;information de la vente s&#8217;ils sont essentiels au succès des stratégies d&#8217;affaires d&#8217;une entreprise. L&#8217;interruption de ce service ou l&#8217;accès de l&#8217;information par un troisième parti pourrait avoir des conséquences désastreuses pour l&#8217;organisation. Dans le même sens, il pourrait être déterminé que l&#8217;importance du service de courrier électronique qu&#8217;utilisent les employés est secondaire, que son interruption éventuelle ne serait pas désastreuse au bon fonctionnement de l&#8217;entreprise, et donc qu&#8217;il serait envisageable que l&#8217;infrastructure de ce système d&#8217;information réside dans les nuages de l&#8217;informatique dématérialisée.</p>
<p>La décision d&#8217;utiliser ou non les systèmes d&#8217;information du « cloud computing » repose sur l&#8217;analyse des risques inhérents à cette utilisation. Une entreprise qui veut utiliser les services du « cloud computing » doit se demander si la responsabilité des risques du « cloud computing » n&#8217;est qu&#8217;un contrat entre elle et son fournisseur (B2B) ou bien si elle fait aussi partager ce risque à ses clients externes (B2C). Lorsque l&#8217;informatique dématérialisée ne concerne que les opérations internes de l&#8217;entreprise, celle-ci peut déterminer jusqu&#8217;à quel point elle est prête à partager les risques avec son fournisseur afin de profiter de l&#8217;effet de levier des avantages du « cloud computing ». Il semble cependant qu&#8217;il soit beaucoup plus délicat de faire partager ce risque aux clients externes de l&#8217;entreprise. Si, par exemple, un client veut faire un achat en ligne chez Futureshop, c&#8217;est avec Futureshop qu&#8217;il veut faire affaire et non pas avec le fournisseur de service transactionnel de Futureshop.</p>
<p>Quelle est votre expérience avec l&#8217;informatique dans les nuages? Est-ce que votre organisation utilise des applications de cloud computing? Est-ce que vous pensez qu&#8217;il serait préférable que certaines informations de votre  organisation ne se retrouvent pas dans les nuages?  Si oui, lesquelles et pourquoi? Finalement, est-ce que votre organisation possède une politique de sécurité informatique? N&#8217;hésitez pas à laisser vos commentaires.</p>
<p><small>La photo des nuages provient de la collection personnelle d&#8217;Ali Kinaze</small></p>
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