Quand je dis marketing, qu’est-ce que vous voyez?
Le marketing est souvent associé à la publicité, la promotion, la vente et tout ce qui brille comme de l’or et qui fait bling-bling. Le marketing est un concept, une stratégie d’affaires à faire de l’argent et séduire le plus de consommateurs possible. Il déchire les entrailles comme un Saturne de Goya ou un Bonhomme 7 heures qui mange les enfants dormants au gaz lacrymogène d’un sommeil léthargique.
Le marketing vise et le marketing tue. Pour aller plus vite, cliquez ici.
Il explose les cavernes d’Ali Baba et fait jaillir l’or noir tel des palmiers de feux-follets sur une plage de sable blanc. Il écrase des massues dans le front des polices et roule à 250 kilomètres à l’heure sur des routes de terre cuite, les cheveux dans le vent, la musique à tue-tête, l’encéphalite dans le sang, les ongles noircis, la bouche croche, les joues rouges comme un vieux rouge à lèvres écrasé sur un miroir cassé en milles morceaux, cassé comme un clou, cassé comme une roche qui pratique le kung-fu, assez vieille pour rire de la fraicheur insoupçonnée d’un hara-kiri et d’une régression linéaire qui font du pouce sur un banc de poissons.
Il parle québécois quand on parle American et s’adonne aux mandarines avec les Flamands. Il joue aux boules de neige dans une garderie d’oiseaux et smashe les moineaux, ces proies neuronales, multiples et étourdissantes. Il imite l’étourneau qui imite le perroquet qui imite le chant des sirènes nocturnes des ambulances, tard dans la nuit, tôt le matin, jusqu’à en perdre ses plumes. Il s’ancre dans un réseau séismique, volatile et désirable.
Il fait des courbes d’escampette et de la poudre logarithmique sur l’air exponentiel d’un feu de paille pour vendre du cachemire et cacher son sexe dans les poches trouées d’un manteau de pluie. Il aime le champagne, mais ne peut s’offrir que de la bière. Il va à l’épicerie pour s’acheter du parfum et sentir aussi piquant que le poivre de cayenne. Il est mana, c’est comme un truc, un genre de machin qui s’oppose à l’absence de signification, sans comporter en soi une signification particulière.
Il joue aux dés pour obtenir 7. Il est dispendieux quand ça coûte cher. C’est un joueur de ruine babines.
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Jusqu’à tout récemment je voyais Michèle, ma douce Michèle Richard, quand je pensais au marketing. Je l’entendais chanter dans sa cuisine, en faisant la vaisselle, les paroles de « Je suis libre »:
«… Je sais ce que je dirai, je sais ce que je ferai, je veux vivre enfin ma vie, comme j’en avais envie…»
Et puis j’ai suivi un cours de gestion du marketing.
Telle une radiographie porteuse de significations, mes yeux se sont mis à briller et à comprendre l’invisible. Un rayon ultraviolet dans un salon de bronzage. Un bain-marie qui siffle son eau bouillante. Un œuf qui éclate dans un micro-ondes. J’ai vu Michèle toute nue, dans la splendeur d’un royaume stratégique. Ce qui m’a d’abord frappé, c’est une gifle venue de nulle part, tel un coup de poing de suspension.
Était-ce bien son royaume ou celui d’un autre?
Encore tout ébloui de ces éclats incandescents incrustés dans ma peau, comme transfiguré par la chirurgie plastique de mon encéphale, je suis tombé dans le vide, à moitié mort, rampant tel un serpent vicieux, sifflant que le marketing ne se fait pas au hasard, qu’il est le résultat d’une analyse calculée qui vise et qui tue et qui crache du venin.
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J’aimerais bien parler de la métaanalyse de cette analyse calculée, mais vous conviendrez avec moi que je n’ai pas dit grand-chose jusqu’à maintenant. Ceci étant dit, c’est quand même impressionnant de constater le si grand nombre de personnes qui se lance en affaires sans concevoir un plan de marketing, ou qui commande un site Web sans se soucier de ses stratégies. Si tel est votre cas, vous voudrez absolument lire mon prochain article qui vulgarisera abominablement les grandes étapes de la gestion du marketing.
En attendant, ne sous-estimez pas le pouvoir d’influence que vous exercez dans votre organisation. Et n’oubliez pas de vous inscrire! Vous pourriez gagner un voyage au Mexique.
L’autoportrait de Princess Nothingness et bien d’autres surprises peuvent être consultées sur son site.
Les disques de Michèle Richard sont disponibles dans tous les bons magasins.
Suggestions de lecture:
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Rafraîchissant comme article ! On se demande un peu où tu t’en vas avec tes comparaisons, mais comme tu le dis si bien dans ton dernier paragraphe : « vous conviendrez avec moi que je n’ai pas dit grand-chose jusqu’à maintenant.». Ce n’était qu’une entrée en matière pour annoncer ton prochain article. Original ! Ça me donne le goût de lire le suivant – même si j’ai fait un plan marketing et le met à jour religieusement !
@cindyrivard Je suis content de te retrouver ici et de découvrir ton blogue plein de belles réflexions sur le marketing, la communication et l’entreprenariat.
En fait j’étais un peu tanné d’écrire trop carré, trop droit. J’avais l’impression que j’étais trop académique alors j’ai simplement voulu jouer avec les mots. Le non-sens et l’irrationnel décèlent parfois des pistes de réflexions très intéressantes, même si ça ne sert à rien. Je crois qu’il est important de se permettre ces écarts de réflexion dans une société aussi pragmatique que la nôtre. L’idée m’est venue en lisant «Comment croire en une idée?» une missive du Blog «Les idées qui parlent», que je te recommande fortement.
Pour la vulgarisation des étapes de la gestion du marketing, il faudra attendre encore un peu, car je me suis égaré dans ma réflexion vers le marketing affilié!
[...] Une vision de marketing (vue 227 fois, moyenne 2 min 32). Un beau texte qui ne dit absolument rien et sur lequel on peut voir Michèle Richard, une des idoles de mon enfance. [...]
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